Rencontre avec Serge Lévy, chargé du "recrutement" des meneurs d'allure
Marathon du Grand Toulouse : Serge, tu travailles tout au long de l’année pour aider l’organisation du marathon à enrôler des coureurs expérimentés pour être meneur d’allure sur la course. Comment fais tu pour les recruter ?
Serge Lévy : La tâche a été un peu plus ardue lors de la première édition car tout était à faire. Mais comme je participe à de très nombreuses courses, il m'a été assez aisé de rencontrer chaque dimanche des coureurs et de les solliciter à accepter ce rôle. Les années suivantes, cela a été plus facile car nombreux étaient ceux qui voulaient renouveler l'expérience. Cette année, j'ai trouvé tous les meneurs d’allure en moins de 10 jours !
MGT : Quel est le rôle d’un meneur d’allure sur une course comme le marathon ? Quel avantage pour les participants ?
SL : Le meneur d'allure est chargé de réguler le tempo de la course en fonction du temps qui lui a été imparti. Il faut savoir qu'il y a 6 sas de meneurs d'allure : 3h, 3h15, 3h30, 3h45, 4h et 4h30. Un marathon est une course qui nécessite une bonne gestion de l'effort. Lorsqu'on veut réaliser un "chrono", quel qu'il soit d'ailleurs, il faut maîtriser son allure tout au long de la course. Le meneur d'allure est là pour imprimer cette cadence. Le coureur pourra ainsi sans se préoccuper d'autres choses courir aux côtés de celui ci pour atteindre son objectif.
MGT : Quelles sont les principales qualités que doit avoir un meneur d’allure ?
SL : En premier lieu, il faut évidemment que le meneur d'allure ait déjà réalisé une performance bien inférieure sur un marathon. Le meneur de 3h doit avoir couru le marathon en 2h45 ! La principale qualité c'est la régularité ! Chaque meneur d'allure, en fonction du chono choisi, s’assigne des temps de passage et doit les respecter tout au long du marathon.
MGT : Combien de meneurs d'allure par sas ?
SL : J'ai souhaité que dans chaque sas il y ait des meneurs d'allure qui effectuent la moitié du parcours et passent le relais à un second meneur. Cela permet de faire face à une éventuelle défaillance d'un meneur engagé sur la totalité du marathon. J'ai souhaité mettre plus de meneurs d'allure dans les sas de 3h30 à 3h45 car la densité des coureurs est plus grande.
MGT : Serge, depuis la première édition tu sollicites des coureurs internationaux pour les inciter à venir participer au Marathon du Grand Toulouse. Comment fait-on venir un coureur élite sur un marathon ?
SL : J'ai la chance de connaître personnellement tous les agents agrées par la Fédération Française d'Athlétisme. Chacun a en "portefeuille" un certain nombre d'athlètes qu'ils soient pistards ou coureurs sur route. Il me suffit de les appeler pour "faire mon marché".
MGT : Sur quels critères t’appuies-tu pour les sélectionner ?
SL : Le premier critère, c'est la dernière performance réalisée. Le second, c'est l'état de forme de l'athlète.
MGT : Cette année, deux élites qui ont déjà participé au marathon du Grand Toulouse seront à nouveau sur le départ de la course. Est-ce que cela signifie que le parcours les a séduit ?
SL : Pour Benjamin BITOK, c'est une histoire d'amour entre Toulouse et lui. Il en sera à sa troisième édition. C'est notre chouchou car il a gagné les deux fois et, surtout, il a nettement amélioré le record de Toulouse pour le porter à 2h14'12". Je sais qu'il est en grande forme et qu'il se prépare très sérieusement du coté d'Eldoret au Kenya. L'algérienne Kenza DAHMANI a couru Toulouse pour la première fois l'an dernier et il est vrai qu'elle a été très séduite du parcours de l'an dernier.
INFO +
Covoiturage
Pour cette 6ème édition, le Marathon International de Toulouse Métropole a décidé de mettre en place un système de covoiturage en partenariat avec covoiturage.fr
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